Coiffures traditionnelles Sakalava : langage culturel, marqueur social et vecteur de transmission identitaire en contexte de mondialisation
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.19510381Keywords:
Coiffures traditionnelles sakalava, Langage culturel, Marqueur social Identité féminine, Transmission intergénérationnelle, Rituels de passage, Mondialisation, Hybridation culturelle, Recomposition identitaireAbstract
Cet article analyse la manière dont les coiffures traditionnelles sakalava fonctionnent comme un langage culturel, un marqueur de statut social et un vecteur de transmission identitaire féminine en contexte urbain globalisé à Mahajanga. S’appuyant sur une démarche mixte combinant enquête par questionnaire auprès de 203 coiffeuses et tresseuses, entretiens semi‑directifs et observations in situ, l’étude met en évidence la forte charge identitaire, rituelle et symbolique des coiffures, structurée par l’âge, les moments clés du cycle de vie (mariage, naissance, famoràna, rituels ancestraux) et les contextes sociaux. Les résultats montrent que les coiffures traditionnelles restent massivement associées à la tradition, au respect, à l’honneur, au deuil et à l’appartenance sakalava, tout en s’ouvrant à des formes d’hybridation esthétique avec les modèles capillaires globalisés. L’analyse révèle enfin le rôle central des coiffeuses, des réseaux familiaux et rituels, ainsi que des médias et de l’apprentissage professionnel, dans la transmission des savoirs capillaires (styles, symbolismes, soins traditionnels) et dans la recomposition des pratiques. L’ensemble confirme que les coiffures Sakalava demeurent un dispositif central de lecture, de négociation et de mise en scène des appartenances identitaires en contexte de mondialisation.
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