RÔLE ENVIRONNEMENTAL DES BOSQUETS SCOLAIRES À KINSHASA : VERS UNE INFRASTRUCTURE VERTE SCOLAIRE POUR LA RÉSILIENCE URBAINE ET L’ÉDUCATION MÉSOLOGIQUE
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.20814318Abstract
Dans un contexte marqué par l’urgence climatique, l’érosion de la biodiversité et la croissance rapide des villes, les espaces verts urbains sont de plus en plus reconnus comme des éléments essentiels de la résilience urbaine. Parmi ces espaces, les bosquets scolaires, souvent perçus comme de simples aménagements paysagers, constituent pourtant des micro-écosystèmes capables de fournir d’importants services écosystémiques et éducatifs. Dans les villes du Sud global, où les infrastructures vertes sont fréquemment informelles et communautaires, ces espaces représentent des formes locales de cohabitation entre nature et société (Watson, 2013 ; Mbembe, 2019).
La ville de Kinshasa illustre particulièrement les défis liés à l’urbanisation non maîtrisée. Avec une population estimée à plus de 17 millions d’habitants (ONU-Habitat, 2023), la capitale congolaise connaît une artificialisation croissante des sols, une forte réduction du couvert végétal et une fragmentation des écosystèmes urbains. Malgré les orientations prévues dans le Schéma Directeur d’Aménagement Urbain (SDAU, 1978) et le Schéma d’Orientation Stratégique de l’Agglomération Kinoise (2014), les espaces verts demeurent insuffisants par rapport aux recommandations internationales. Dans ce contexte, certains établissements scolaires conservent encore des bosquets issus de la végétation originelle ou de programmes de reboisement, constituant des îlots de fraîcheur, des refuges pour la biodiversité et des espaces potentiels d’apprentissage environnemental.
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