LE PARADOXE DES INSTITUTIONS FINANCIERES DE BRETTON WOODS AUX COMORES
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.20855816Keywords:
Bretton Woods — Comores — conditionnalités — paradoxe du développement — gouvernance — souveraineté financière — PMA — FMI — Banque MondialeAbstract
Depuis leur adhésion aux Institutions de Bretton Woods (IBW), les Comores bénéficient d'un flux continu de financements et d'assistance technique de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI). Pourtant, près de cinq décennies après les premiers accords, l'archipel demeure parmi les pays les moins avancés (PMA) de la planète, avec un indice de développement humain (IDH) de 0,558 et un taux de pauvreté supérieur à 42 %. Cet article examine le paradoxe fondamental qui caractérise la relation entre les Comores et ces institutions financières internationales (IFI) : comment un engagement soutenu en matière de financement et de réforme peut-il coexister avec une stagnation structurelle aussi persistante ? L'analyse mobilise le droit international du développement, l'économie institutionnelle et la science politique comparée pour démontrer que ce paradoxe n'est pas accidentel, mais systémique, produit de l'interaction entre des conditionnalités inadaptées au contexte insulaire comorien, une fragilité institutionnelle endogène et une dépendance financière génératrice de vulnérabilité souveraine.
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