Gouvernance numérique des finances publiques et développement socio-économique de la ville de Kinshasa en république démocratique du Congo : résistances institutionnelles et pistes de solutions
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.21034532Keywords:
Gouvernance numérique, finances publiques, développement socio-économique et résistance institutionnelle.Abstract
Il ne fait ombre d’aucun doute que la numérisation des administrations publiques en général et celles financières en particulier constitue de nos jours comme un instrument indispensable en vue d'améliorer le processus de la gestion publique et de l’innovation de la gouvernance des finances publiques de tout État moderne. Dans une perspective mondiale dominée par la quête de la transparence, d'efficacité administrative et en renforçant les mécanismes de reddition des comptes, les nouvelles technologies numériques sont devenus un levier incontournable dans le mode de renforcement de la performance et pertinence des institutions financières. Cela étant, à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, il a été constaté diverses initiatives de réformes au cours des dernières années ayant sanctionné la gestion des finances publiques de cette ville. Notons que ces réformes ont consisté à introduire les technologies numériques dans les mécanismes de la gouvernance financière à Kinshasa.
Les initiatives de numérisation implémentées au sein des administrations financières de la ville de Kinshasa, notamment à la Direction Générale des Recettes de Kinshasa, DGRK en sigle, contribue bien entendu à la modernisation de la mobilisation des impôts et taxes relevant de la compétence de la ville de Kinshasa. Ils renforcent en outre la transparence et la participation citoyenne dans l’exécution budgétaire, en vue de la réalisation du développement socioéconomique de la capitale. Cependant, il convient de souligner que cette réforme sur la gouvernance numérique connait un certain nombre des résistances institutionnelles, qui se manifestent à travers la persistance de pratiques administratives manuelles, le manque des infrastructures numériques de bonne qualité, la faiblesse des capacités techniques des agents publics faute d’une bonne imprégnation préalable sans oublier la poursuite des intérêts égoïstes liés aux systèmes de gestion traditionnelle.
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