La montée du néo populisme une quête de société démocratique équitable : une analyse de J-J. Rousseau à Natacha Polony
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.22921062Keywords:
démocratie, élites, politique, populisme, Raison du peuple.Abstract
La démocratie parle grec. C’est une évidence et l’admettre, c’est rendre hommage à l’histoire de la politique. En effet, dans ses origines fondatrices, à savoir la triple réforme draconienne, solonienne et clisthénienne, la démocratie fondatrice est une question de quête de l’égale dignité qualitative des hommes. Ainsi, dans son versant démocratique, la pratique et le pouvoir politique sont légitimés à l’aune de la souveraineté du peuple. Nonobstant ce fait, il est évident que tout le monde ne peut diriger tout le monde, d’où la légitimité et la légalité de la représentativité. Or, c’est justement cette opération qui, au fil du temps, avec l’érosion des vertus et la légitimation des intérêts élitistes conduira l’humanité politique dans la désillusion. Le drame démocratique que vit le monde contemporain est le résultat d’une pathogénie du pouvoir née de la démocratie libérale. Face à cette politique d’eau trouble incarnée, incarnant et profusant la démesure d’une démocratie gauchie et consolidatrice de la fracture politique et sociale, contre cette dictature démocratique, la Raison du peuple, telle qu’établie par Jean-Jacques Rousseau, se fait entendre, sous tous les cieux, chacun à sa manière, réclamant justice, droit et égalité pour tous. La montée actuelle du néo populisme est donc la résultante d’un marasme démocratique élitiste et revendique de bon droit l’avènement d’une société démocratique réformée pour que le peuple recouvre sa dignité, celle d’être le fondement de toute légitimité politique.
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