L'effectivité du droit à l'éducation des enfants au Niger en contexte d'insécurité
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.23883864Keywords:
droit à l'éducation, Niger, insécurité, enfants, obligations positives, Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, éducation en situations d'urgence, effectivité.Abstract
Au Niger, l'insécurité ne se contente pas de troubler l'ordre public: elle frappe l'école au cœur, fermant des centaines d'établissements, déplaçant les populations et compromettant l'avenir d'une génération. Alors que le droit à l'éducation de l'enfant est consacré par une triple garantie, notamment internationale, africaine et constitutionnelle, sa mise en œuvre dans les régions de Tillabéri, Tahoua et Diffa se heurte à une réalité brutale. À partir d'une analyse croisant le droit international des droits de l'homme, la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant et le droit nigérien, cet article interroge le décalage entre la consécration normative du droit à l'éducation et son effectivité en contexte de crise sécuritaire. Il montre que l'invocation de l'insécurité ne saurait suspendre les obligations positives de l'État, dont le contenu minimal demeure immédiatement applicable, mais que l'effectivité suppose de traduire ces obligations en dispositifs concrets de continuité pédagogique, de protection des écoles et de responsabilisation. Le décalage tient moins à la norme qu'à l'absence d'une stratégie nationale pérenne d'éducation en situations d'urgence.
Downloads
Published
How to Cite
Issue
Section
License

This work is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International License.























