INCIDENCE DES MALADIES A TIQUES DANS LES FERMES DU KASAI ORIENTAL EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, CAS DE LA FERME KAJIBA, DE JANVIER A JUIN 2025
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.20286035Keywords:
Maladies à tiques, Bovins, Babésiose Bovine, Anaplasmose bovine, Tiques.Abstract
Introduction : L’incidence des maladies à tiques chez les bovins est un enjeu vétérinaire majeur, avec des conséquences économiques et sanitaires importantes liées à l’abondance et à l’activité des tiques. Les maladies comme la babésiose, l’anaplasmose et d’autres sont transmises par ces vecteurs, affectant la production et la qualité de la viande et du cuir. Objectif : L’objectif principal de notre étude était de diagnostiquer les différentes maladies bovines transmises par les tiques ; d’évaluer leur impact sur la santé et l’économie de l’élevage, et d’identifier les stratégies de contrôle et de prévention les plus efficaces.
Méthode : Nous avons mené une étude transversale rétroactive et séroprévalente des proportions d’animaux infectés dans la ferme KAJIBA, installée dans le territoire de Tshilenge, province du Kasaï-Oriental en République Démocratique du Congo. La population de notre étude était constituée des toutes les espèces bovines atteintes d’une maladie à tiques pendant une période de 6 mois, soit de janvier à juin 2025. La collecte des données a été effectuée à l’aide d’une observation directe, la technique documentaire (Registre d’enregistrement des bêtes atteintes) et d’une interview structurée auprès des propriétaires et médecins de la ferme. Résultats : Pendant la période de notre étude le nombre de bovins atteints des maladies à tiques était de 132 bêtes, parmi lesquelles 3 sont décédés dont 2 mâles et 1 femelle. Le nombre de bêtes bovines atteintes de la babésiose ou piroplasmose était de 101, celui des bêtes atteintes de l’anaplasmose était de 21 et aucun cas n’a été enregistré concernant l’ehrlichiose, la fièvre Q, la FHCC et la Théilériose.CONCLUSION : Nos résultats ont montré que dans la ferme KAJIBA les maladies à tiques existent et présentent un enjeu majeur sur la santé physique et économique de ladite ferme notamment par leur incidence élevée sur les bêtes bovines qui y sont élevées.
Néanmoins, certaines mesures s’avèrent nécessaires pour arriver un jour à éradiquer les maladies à tiques dans cette ferme : la gestion de l’environnement des pâturages en entretenant la végétation et en limitant les zones à risque, la mise en place d’un programme d’exposition contrôlée des jeunes animaux pour développer une immunité durable, l’utilisation des traitements acaricides raisonnés en collaboration avec un vétérinaire pour tuer les tiques sur les animaux ainsi que la surveillance vétérinaire régulière par des techniciens en la matière.
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