PERCEPTIONS D’INSÉCURITÉ, LÉGITIMITÉ DES ACTEURS MALGACHES ET DÉFICIT D’INTERVENTION PUBLIQUE DANS LA CONSTRUCTION DE LA CONFIANCE CITOYENNE
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.21722697Keywords:
insécurité perçue ; légitimité ; acteurs malgaches ; intervention publique ; confiance citoyenne.Abstract
Cet article analyse les liens entre perceptions d’insécurité, légitimité des acteurs malgaches et déficit d’intervention publique dans la construction de la confiance citoyenne. Les résultats montrent d’abord un décalage important entre l’insécurité vécue et l’insécurité perçue. À Madagascar, les expériences d’insécurité restent relativement limitées, avec environ 7 % en 2008, 8 % en 2013 et 11,5 % en 2014, tandis que le sentiment d’insécurité atteint respectivement 35 %, 55 % et 65 %. Cette différence traduit une inquiétude sociale supérieure à l’exposition directe aux faits d’insécurité. L’analyse révèle aussi un écart constant entre les attentes citoyennes et l’intervention perçue des acteurs. Les élus sont attendus à 74 %, mais leur intervention est perçue à 54 %, soit 20 points d’écart. Le citoyen lui-même présente un écart de 26 points, tout comme les plus riches. Les grandes familles enregistrent 24 points d’écart. Enfin, la forte corrélation entre légitimité attendue et intervention perçue, estimée à 0,95, confirme la cohérence des perceptions citoyennes. Ces résultats soulignent l’importance de rendre l’action publique plus visible, proche et redevable.
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