CAPITAL SOCIAL, ORGANISATIONS PAYSANNES ET RÉSILIENCE DES AGRICULTEURS FACE À LA PAUVRETÉ À MADAGASCAR

Authors

  • KOTO Bernard
  • FANJAMBOLANTIANA Norges Hasiniaina Fabrice
  • RADIMILAHY Manana Asidy
  • MAMIARISOA Jean Edith Françoise
  • BELA Christian

DOI:

https://doi.org/10.5281/zenodo.22829760

Keywords:

capital social ; organisations paysannes, pauvreté rurale; résilience; Madagascar.

Abstract

À Madagascar, la pauvreté rurale demeure étroitement associée à la faible productivité agricole, à l’insuffisance des infrastructures, à l’accès limité aux marchés et aux services financiers ainsi qu’à l’exposition croissante aux chocs climatiques. En 2022, le taux de pauvreté atteignait 79,9 % en milieu rural, tandis que l’agriculture de subsistance constituait encore le principal moyen d’existence d’une grande partie des ménages ruraux. Dans ce contexte, le capital social et les organisations paysannes peuvent constituer des mécanismes importants de réduction de la vulnérabilité et de renforcement de la résilience. Le présent article analyse le rôle des relations sociales, de la confiance, de la réciprocité, de l’action collective et des organisations paysannes dans la capacité des agriculteurs malgaches à faire face aux chocs économiques, sociaux et climatiques et à sortir durablement de la pauvreté. La recherche repose sur une approche qualitative et documentaire mobilisant les principales contributions théoriques sur le capital social, la résilience et les moyens d’existence ruraux, ainsi que des données et rapports consacrés à Madagascar. Les résultats montrent que le capital social facilite la circulation de l’information, l’entraide, l’accès aux ressources, la mutualisation des risques et la négociation collective avec les acteurs économiques et institutionnels. Les organisations paysannes renforcent ces mécanismes en permettant l’accès collectif aux intrants, au crédit, aux formations, aux marchés et à la représentation des intérêts des producteurs. Toutefois, leur efficacité dépend de la qualité de leur gouvernance, de leur inclusion sociale, de leur capacité financière et de leur articulation avec les politiques publiques. L’article recommande de renforcer les organisations paysannes, de professionnaliser leur gouvernance, de développer les services collectifs et de reconnaître le capital social comme un véritable actif du développement rural.

Published

2026-09-18

How to Cite

KOTO Bernard, FANJAMBOLANTIANA Norges Hasiniaina Fabrice, RADIMILAHY Manana Asidy, MAMIARISOA Jean Edith Françoise, & BELA Christian. (2026). CAPITAL SOCIAL, ORGANISATIONS PAYSANNES ET RÉSILIENCE DES AGRICULTEURS FACE À LA PAUVRETÉ À MADAGASCAR. Revue Internationale De La Recherche Scientifique (Revue-IRS), 4(5), 8525–8538. https://doi.org/10.5281/zenodo.22829760

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